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jeudi 17 mai 2012

Être agent de bord chez Air Inuit

Une des conseillères en voyages chez Voyages Bergeron, Carolane Lajeunesse, était agent de bord cher Air Inuit avant de travailler chez nous.


Cette compagnie aérienne fondée en 1978 dessert les 14 communautés villageoises du Nunavik et les relie à Montréal, Québec et Sept-Îles. Air Inuit est une propriété exclusive du peuple du Nunavik. 


Carolane, quelles étaient tes conditions de travail chez Air Inuit ?
Lorsque je partais pour plusieurs jours, j’étais hébergée dans un Staff house

Parfois, je faisais des aller-retour de Montréal, dans la même journée. Ce sont alors des journées de travail très longues, en moyenne 13 heures par jour.
Les conditions de travail sont dures car bien souvent Air Inuit dessert jusqu’à sept destinations en une seule journée, donc c’est beaucoup de décollages et d’atterrissages pour le corps.

Qu’est-ce que ça prend pour être agent de bord sur Air Inuit ?
Le métier d’agent de bord c’est bien plus que de servir du café, il faut toujours être prêt pour le pire, nous avons sous notre responsabilité la vie des passagers.
Chez Air Inuit, il ne faut pas avoir peur du froid, on oublie les souliers talons hauts, la jupe et le petit chapeau. C’est plutôt des bottes, des combines et une tuque que ça prend !
Il faut savoir faire fasse à l’imprévu, car c’est la météo qui décide de tout. À chaque matin, lorsque l’avion décolle c’est une nouvelle aventure qui commence et on ne sait jamais quand elle se terminera !
La débrouillardise est également de mise car l’agent de bord est seul avec tous les passagers !
Quel était ta clientèle ?
Dans le nord, l’avion est le moyen de transport entre les villages. Le peuple prend l’avion comme nous on prend l’autobus.
Je peux vous dire que ce n’est pas une clientèle stressée ! Il y a aussi beaucoup de gens qui voyagent sur les ailes d’Air Inuit pour le travail.

Parfois il y a quelques touristes très privilégiés, qui vont découvrir ce coin de pays si magnifique.

Quelles différences y a-t-il entre être agent de bord pour Air Inuit et pour une autre compagnie aérienne?
La première chose qu’on m’a dit lors de ma formation c’est : Un agent de bord chez Air Inuit peut être agent de bord pour n’importe quelle autre compagnie, mais ce n’est pas n’importe quel agent de bord d’une autre compagnie qui peut l’être chez Air Inuit.

J’ai bien vite compris pourquoi! (D’ailleurs, je lève mon chapeau à ceux qui font ce métier.)
C’est totalement un autre monde, une autre façon de penser. Il y a certain jour où je me demandais dans quel monde j’étais atterrie !
Entre autre, la compagnie sert de transporteur pour les prisonniers du nord qui sont transférés à Montréal, on en voit de toutes les couleurs !
As-tu pu côtoyer la côte nord et ses habitants ?
Oui certainement!

Comme je le mentionnais plus tôt, le matin c’est une aventure qui commence et on ne sait jamais quand elle se terminera.
Et bien, dû à un immense blizzard, j’ai eu droit à une aventure de quatre jours à Salluit (le père Noël habite non loin de là !). Lorsque nous sommes allés à l’épicerie du petit village, nous avons eu droit à de beaux sourires (la moitié des gens à l’épicerie étaient des passagers qui avaient voyagés avec nous !) C’est un peuple reconnaissant, même si honnêtement parfois ils sont intimidants.
En ce qui concerne la région, c’est incroyable, ce sont des paysages à couper le souffle. C’est dommage car c’est une destination de chez nous, mais peu de gens ont la chance de la découvrir...

mercredi 25 avril 2012

Elle a fait l'ascension du Kilimandjaro!

Dans l'équipe de comptabilité de Voyages Bergeron, Jacinthe a relevé un défi de taille. Elle a fait l'ascension du Kilimandjaro! Impressionnant, n'est-ce pas?



Le Kilimandjaro est une montagne située au nord-est de la Tanzanie en Afrique. Elle est composée de trois volcans éteints.

La montagne est très prisée par des milliers de (braves) randonneurs qui réalisent son ascension tout en profitant de la grande diversité de sa faune et de sa flore.


Jacinthe, pourquoi as-tu décidé de faire l’ascension du Kilimandjaro ?

C’est quelque chose que je n’avais jamais pensé faire. C’est une connaissance qui m’a parlé du projet. Au début, la réponse était non…pas pour moi. Mais je me suis intéressée au projet nommé Montée de Noël (l’arrivée au sommet étant prévu le 25 décembre) et c’était bien plus qu’une ascension. C’était une implication d’une année environ avec la Fondation les Petits Trésors qui supportent la cause de la santé mentale chez les enfants. Le courage de ces enfants est vraiment inspirant. Donc le projet et le défi du Kilimandjaro sont devenus une grande source de motivation.


En quoi consistait le voyage ?

Notre séjour en Afrique comptait une quinzaine de jours. Nous faisions l’ascension de 2 monts. L’ascension du Mont Meru (4563m) durait deux jours, une nuit et la descente durait une journée. Dès le lendemain, nous commencions l’ascension du Kili. Nous empruntions des sentiers peu fréquentés. Cinq jours et 5895m d’altitude plus tard, nous atteignions le sommet. Comment se prépare t on pour un voyage au Kilimandjaro ? Ce qui m’a beaucoup aidé c’est de faire plusieurs randonnées avec le groupe de grimpeurs qui participait aussi à l’ascension du Kili. En plus d’apprendre à nous connaître et à tisser des liens, on a pu ajuster notre équipement et savoir ce qui nous convenait le plus.



Qu’as-tu trouvé le plus difficile dans ton voyage ?

Les effets de l’altitude ne sont pas très agréables…manque de sommeil, perte d’appétit, maux de tête…Et pas question de prendre une journée de repos. Il fallait continuer !!

Qu’as-tu fait une fois en haut ?

J’ai essayé de prendre une grande respiration de satisfaction…mais c’est impossible. Je suis restée sans voix à contempler le lever du soleil. Nous étions chanceux, car la température était très clémente. J’avais de la difficulté à croire que j’y étais arrivée. C’est lors de la descente que les larmes se sont mises à couler…


Qu’est-ce que l’ascension du Kilimandjaro t’a apporté dans la vie ?

Une fierté c’est sûr. Pour le défi physique et aussi psychologique. J’ai rencontré des gens extraordinaire. Ça donne un bon coup de main à la confiance en soi aussi. Vous désirez vous aussi faire l'ascension du Kili? Contactez Voyages Bergeron!

lundi 12 mars 2012

Le métier de représentant à destination

Les agents de voyages chez Voyages Bergeron ont un curriculum vitae très diversifié. L'un de nos collègues Malcom, à déjà été représentant à destination.

Être un représentant à destination est avant tout de représenter un fournisseur de service à l’étranger. Vous accueillez les voyageurs à destination et leur offrez un service adapté à leurs besoins.

Mexico? Jamaïca? France? St-Martin? Vivre et travailler à l'étranger doit être une expérience incroyable!



Malcom, pour qui travaillais-tu et à quel endroit ?

Je travaillais pour Vacances Transat / Nolitours à Punta Cana. J’ai travaillé au Catalonia Bavaro, au NH Rela Arena (maintenant le Now Larimar) et au Gran Bahia Principe Punta Cana.

À quoi ressemblait une journée de travail typique?

En gros, le matin en commençant, c’était les réunions avec les nouveaux arrivés de la veille. Il y avait une réunion en français et une en anglais par jours.

Ensuite, j’allais au bureau pour réserver les excursions que les voyageurs voulaient faire et résoudre les problèmes qu’il pourrait y avoir entre l’hôtel et les voyageurs.

Je faisais aussi des promenades dans l’hôtel pour m’assurer que tout était en ordre et je remplissais mes rapports sur l’hôtel ou sur les plaintes.



Où dormais-tu ?

Ça dépend des hôtels. Au Catalonia Bavaro, j’étais hébergé dans les habitations d’employés. Un garde robe humide serait peut-être un meilleur terme. Au NH Real Arena (ou j’ai passé la majeure partie de mon contrat) j’étais dans une chambre d’hôtel avec jacuzzi et tout le tralala (room service inclus). Pour le Gran Bahia Principe, encore une fois, j’étais dans les logements pour employé, mais eux étaient beaucoup plus décents.

Je sais aussi que certains représentants avaient des appartements. C’est vraiment selon les hôtels ou ils te font travailler.

Que faisais-tu durant tes temps libres ?

Dormir !!!!! Sans blague, je dormais beaucoup, surtout quand j’avais un trou l’après-midi. Sinon j’ai fait beaucoup d’excursions, quelques escapades entre collègues en République Dominicaine. Sinon, je sortais pas mal de l’hôtel le soir pour rejoindre mes collègues dans les bars et restaurants de Punta Cana.



Qu’est-ce que tu aimais le plus de ton métier ? Le moins ?

J’aimais tout. Le travail en général, mes collègues de travail. le fait de ne pas voir l’hiver, l’ambiance en général.

Ce que j’ai moins aimé (désolé tout le monde), répondre avec le sourire aux questions des gens quand je déjeune, avant de commencer à travailler.

Quels souvenirs gardes-tu de ton expérience ?

Tellement de souvenirs, mais c’est surtout les gens avec qui j’ai travaillé et les road trip en République Dominicaine. C’est vraiment une des plus belles expériences professionnelles que j’ai eues à date.



Et vous, le feriez-vous?

jeudi 1 mars 2012

Faire le tour du Vietnam en moto...

Qu'est-ce que le rêve de liberté pour vous?

Vous lancer du haut des airs en parachute? Vous retrouver sur une île déserte sans devoir travailler pour le reste de votre vie? Vous retrouver en pleine mer, le vent dans les voiles?

Pour Alexandre et Pania, 2 amis qui se sont rencontrés à l'université, c'était de partir au Vietnam et de faire le tour du pays en moto. Sympa, non?!



Quand avez-vous eu l'idée de faire le tour du Vietnam en moto?

En arrivant à Ho chi Minh, nous avons vu des motos à vendre. On s'est informé pour le fun, sans se douter qu'on allait en acheter 2! Au début, on trouvait que c'était trop cher. En discutant avec le propriétaire de l’hôtel où on logeait, il nous a recommandés à un de ses amis qui avait 2 motos de trop. On les a achetées à 250$ US chacune!!




Quels étaient les types des motos?

C'était des motos-scooters. Là-bas, ils appellent ça des Motobike. L’une était une Honda, l’autre une moto chinoise dont on ignorait la marque.


Comment transportiez-vous vos bagages?

Nos bagages étaient devant nous, à nos pieds.




Qu'est-ce qu'on voit en moto qu'on ne voit pas en train ou en autobus?

Faire de la moto, c'est un feeling que tu ressens qu'on ne peut pas ressentir en train ou en autobus. Tu fais partie du décor, tu fais partie de la vitrine du pays. En moto, tu vas à des endroits où tu ne vas pas en autobus. Tu t’arrêtes où tu veux, quand tu veux! C’est toi qui décides, tu te sens libre!




Est-ce que c’était dangereux parfois?

Oui. Une fois, nous nous rendions sur la côté est du pays et nous étions à Dalat, en montagne. Les routes étaient étroites et sinueuses. Alexandre roulait le premier et a fait une fausse manœuvre. Il a tombé de sa moto. Moi qui le suivais, j’ai freiné pour ne pas lui rentrer dedans. J’ai alors tombé de ma moto et dans le faussé. Rien de trop grave, mais de bonnes éraflures aux mains pour moi et une épaule disloquée pour Alex.




Avez-vous rembarqué sur votre moto?

Oui, nous n’avions pas le choix! Nous n'étions ‘’nulle part’’. Il fallait continuer notre chemin!


Avez-vous une anecdote à nous raconter?

Un jour, nous étions très fatigués. Moyennant un peu d’argent, un chauffeur d’autobus a démonté nos motos et les a rentrés dans la soute à bagages. Nous avons pu faire un bout de chemin en autobus et nous reposer un peu. Vers 4h du matin, le chauffeur nous a débarqués directement sur l’autoroute, là où nos chemins se séparaient. Un peu mêlé, on nous a invité à prendre un café dans une maison chez des vietnamiens qui transformaient au besoin, leur maison en café-resto.




Et que faisiez-vous durant de mauvaises météos?

Une journée, il pleuvait très fort. On a décidé quand même de rouler dans la pluie. Au Vietnam, il se vend des ponchos pour moto. Tu le mets sur toi, et ça couvre la moto et toi. On roulait donc en poncho-moto!


Combien de Km aviez-vous faits?

Nous avons fait environ 2500 km en presqu' 1 mois.




Qu'avez-vous fait de vos motos une fois votre voyage terminé?

Nous avons vendu nos motos à des vietnamiens pour 125$ US chaque. Ils étaient bien contents!


Gardez-vous un bon souvenir de cette expérience?

Oui! Ce n’est pas un voyage dans danger. Les routes ne sont pas bien aménagées. Les vaches, les camions et les motos cohabitent sur la route. Mais tu es seul avec toi-même, c’est une sorte de pèlerinage.



Ça, c’est la liberté!